Tout savoir sur les biocarburants

Pour répondre au besoin d’énergie, tout en prenant soin de l’environnement, les chercheurs ne cessent de creuser pour trouver des solutions de rechange moins destructrices, et plus durables. Les biocarburants figurent en tête parmi les solutions de remplacement des traditionnels combustibles fossiles. 

Mieux comprendre les biocarburants

Les biocarburants également connus sous l’appellation de « carburants verts », sont des combustibles solides, liquides ou gazeux, issus d’une masse organique vivante végétale ou animale. Cette biomasse qui peut provenir d’éléments variés comme les déchets agricoles, le colza, le bois, ou encore des résidus forestiers, est utilisée comme source d’énergie. Elle peut être utilisée en complément de la composition des carburants fossiles pour les rendre moins nocifs pour l’environnement. Les biocarburants peuvent être mélangés directement à l’essence ou au gazole du moteur sans nécessité d’adaptation du réseau de distribution. Distribués à la pompe, les taux peuvent varier d’un pays à un autre, et en fonction de la règlementation en vigueur. En France par exemple, le bioéthanol peut être mélangé à l’essence du moteur à des teneurs qui se situent entre 5 à 10 % pour les simples véhicules, et qui peuvent aller jusqu’à 85 % pour les véhicules dans la catégorie des FlexFuel.

Ces carburants alternatifs permettent de participer à la préservation de l’environnement. Véritable centre des préoccupations actuelles, celle-ci est incessamment alertée par de nombreux scientifiques, et relayées sur de nombreux sites comme futura planete pour susciter l’intérêt public.

Quels sont les types de biocarburants ?

Généralement, les biocarburants sont classés en deux catégories : ceux mélangés avec de l’essence et ceux mélangés avec du diesel.

  • Les biocarburants pour les véhicules à essence

Vous pouvez en trouver de nombreux types, dont l’éthanol qui est le plus connu et le plus utilisé. Ce biocarburant est fabriqué à base de plantes cultivées comme la betterave à sucre, le maïs, les céréales ou encore le blé. Certains résidus vinicoles comme les macs de raisins peuvent également y figurer.

L’éthanol est obtenu à la suite d’une fermentation industrielle, qui est ensuite distillée, et qui subit une déshydratation à la fin du processus. Une fois sa fabrication terminée, il peut être mélangé à d’autres types de carburants comme le SP95, le SP98 ou encore le E85.

L’ETBE ou éthyl tertio butyl ether est également destiné aux véhicules à essence. Il est composé d’éthanole et d’isobutène.

  • Les biocarburants pour les véhicules à gazole

Aussi qualifié de biodiésel, ce type de biocarburant est fabriqué à partir des huiles de plantes cultivées. Il peut s’agir d’huiles obtenues de plantes oléagineuses (la palme, le soja, le colza, etc.), d’huiles végétales alimentaires usagées ; ou encore de graisses animales. Ces charges d’alimentation subissent des traitements pour être utilisées dans le moteur d’un véhicule. Le processus par lequel la matière première subit une réaction chimique pour donner vie à du carburant plus respectueux de l’environnement s’appelle la transestérification.

Des avantages environnementaux indéniables

En tant que source d’énergie renouvelable du fait qu’il est fabriqué à partir de la biomasse, la combustion de l’éthanol est moins polluante et plus complète que les autres types de carburants comme l’essence ou le diesel. L’obtention de l’éthanol nécessite seulement de faire sortir de terre de nouvelles cultures afin d’obtenir la charge d’alimentation nécessaire. Or, pour les combustibles fossiles non renouvelables, il faut plusieurs millions d’années d’attente.

L’éthanol contribue à la préservation de l’environnement par la réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES). Les différentes ressources de la biomasse nécessaires pour sa production absorbent du dioxyde de carbone pendant leur croissance, et ce malgré les émissions produites lors de la conversion de la biomasse en éthanol ainsi que la combustion de ce dernier. Cette réduction est expliquée par les matières de base bio et au processus de production moins nocif pour l’écosystème.  Pendant la combustion des biocarburants, le processus de photosynthèse permet l’absorption d’une partie du CO2 par les cultures qui vont servir à leur tout de charge d’alimentation pour la production à venir de biocarburants. C’est dans les molécules de sucre produits par les plantes que le CO2 est intégré. D’où la désignation de l’éthanol comme étant neutre en carbone.

Des actions qui doivent être bien pensées

Favoriser le développement des biocarburants présente des avantages environnementaux et socioéconomiques importants. Toutefois, leur mise en place doit se faire de manière méthodique. Certes, les biocarburants réduisent les émissions de gaz à effet de serre, mais leur production ne doit pas amener à la déforestation. De même, les cultures destinées à leur fabrication ne doivent pas être source de concurrence en matière des ressources en eau ou encore des terres destinées à certaines cultures, en particulier les cultures vivrières.

En outre, les biocarburants sont moins polluants et permettent de réduire les émissions de gaz à effet de serre, en particulier celles émises par les voitures. Leur utilisation a pour conséquence de réduire la dépendance des moyens de transport au pétrole, et permet de gagner en indépendance énergétique. Ils favorisent la création d’activités industrielles, agricoles, ou encore forestières. Cependant, de nombreux scientifiques et de nombreux sites défenseurs de l’écologie comme futura planete mettent quand même en garde sur le danger d’une utilisation massive de ces derniers.